Après avoir eu longtemps des symptômes plus ou moins embêtants, je suis allée voir un médecin qui a su m'écouter et m'a orienter vers différents tests. C'est ainsi qu'on m'a trouvé un prédiabète (appelé aussi intolérance au glucose). Pour ma santé j'ai donc du lever le pied sur les sucres. Pour moi ça a été difficile, j'ai toujours été attirée par le sucre, je pouvais facilement remplacer mon repas du soir par un bol de céréales par exemple. J'adore les pâtes, ça pourrait être mon seul repas que ça ne me dérangerais pas. Bref ça n'a pas été facile mais globalement j'ai réussi à surpasser ça depuis plusieurs mois, ça m'a d'ailleurs fait perdre 4 kilos même si ce n'était pas mon objectif (je n'ai jamais eut de problème d'IMC). C'est d'ailleurs parce que c'était un objectif santé que j'y suis arrivée, et pas pour un régime.
Mais je lutte toujours, par exemple chez des amis, des pains au chocolat devant le nez c'est dur de refuser. De même qu'en voyant des bons desserts sur la carte d'un resto. Et puis là dernière fois j'ai réalisé : c'est une vraie drogue, j'ai voulu m'autoriser du chocolat,
quand on a essayé de m'en empêcher (oui parce que j'ai mes petits anges gardiens qui veillent sur ma santé) j'étais en train de crier sur la personne pour qu'elle me rende la boite ! Inimaginable ! J'en avais presque les larmes aux yeux (d'être privée et de me comporter comme ça). Pour finir j'ai quasi tout manger et j'ai eut mal au ventre toute la nuit, j'étais bien punie.
Mais je sais très bien que d'ici 2 mois j'aurai oublié et la même envie me reprendra. Le sucre, ce n'est pas anodin, en plus du sucre de table (comme celui qu'on met dans le café) on en trouve partout, même dans les produits salés (voir sirop de glucose/fructose sur les étiquettes par exemple), ça augmente la saveur, et l'addiction !
Car c'est vraiment de cela qu'il faut parler ! Voila une définition des points communs aux dépendances que j'ai trouvé sur le net : http://www.apta.ch/dependance_3.php
"Chaque dépendance
présente des caractéristiques qui lui sont propres et nécessite une
approche spécifique. Cependant, elles présentent des points communs. Une
caractéristique essentielle de la maladie est le déni. Le déni consiste
à minimiser, à banaliser, voir même à nier la dépendance et ses
conséquences négatives à soi-même et aux autres.
Impossibilité de résister à l'impulsion de s'engager dans le comportement.
Tension interne croissante avant d'initier le comportement.
Plaisir et soulagement au moment de l'action.
Perte de contrôle dès le début du comportement.
Cinq des critères suivants:
Préoccupation fréquente pour le comportement
Engagement plus long et plus intense que prévu
Efforts pour réduire et pour arrêter
Temps considérable passé à se remettre de ces effets
Réduction des activités sociales, professionnelles ou familiales du fait du comportement
L'engagement dans le comportement empêche de remplir ses obligations
Poursuite malgré les problèmes sociaux, financiers ou physiques
Agitation ou irritabilité s'il est impossible de réaliser le comportement" http://www.apta.ch/dependance_3.php
Et même si on regarde les critères de la toxicomanie de la CIM-10 (classification internationale des maladies), on retrouve également des points communs aux sensations ressenties :
"la toxicomanie se traduit comme la manifestation d'au moins trois des signes ci-après sur une
période d'un an et ayant persisté au moins un mois ou étant survenus de
manière répétée.
- un désir compulsif de consommer le produit.
- des difficultés à contrôler la consommation.
- l'apparition d'un syndrome de sevrage en cas d'arrêt ou de diminution des doses ou une prise du produit pour éviter un syndrome de sevrage.
- une tolérance aux effets (augmentation des doses pour obtenir un effet similaire).
- un désintérêt global pour tout ce qui ne concerne pas le produit ou sa recherche.
- une poursuite de la consommation malgré la conscience des problèmes qu'elle engendre."
De même que des études scientifiques ont pu le mettre en évidence chez des animaux,
une étude réalisée à Bordeaux en 2007 a montré que le sucre raffinée avait un pouvoir plus attractif que la cocaïne (les rats avaient le choix plusieurs jours entre une boisson sucrée et de la cocaïne en intraveineuse, plus de 90 % des rats ont développé rapidement une préférence presque
exclusive pour le goût sucré et ce quelle que soit la dose de cocaïne
disponible)(lien de l'étude :
http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0000698 avec pdf téléchargeable).
D'autres études ont montré un effet de manque après sevrage chez des rats et que le circuit cérébral impliqué dans d'autres addictions/récompense est le même exemple :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2235907/).
Tout ça pour vous dire que si vous aussi vous avez parfois du mal à vous contrôler, il ne faut pas trop culpabiliser mais essayer de se prendre en main pour lutter contre ce sucre et les publicités qui nous en mettent plein la vue (pour ne citer que Kellogs et leurs céréales pleines de sucre !). Moins on en mange, moins on en a envie. Se concentrer sur de la bonne nourriture. Ça n'empêche pas d'avoir du plaisir en mangeant, ni de manger des choses ayant du goût, voila avec quoi je me régale les midis :
Une bonne grande salade de tomates, poivrons, blancs de dinde, et fromage, pleine de couleurs et riches en vitamine C !
J'espère ne pas vous avoir trop ennuyé avec tout mon récit mais pour moi qui vous prône la beauté au naturel, cela me semble un point important. Depuis mon changement d'alimentation, j'ai pu notamment espacer mes shampoings jusqu'à 5 jours (surement en limitant les féculents et le sucre de manière globale mais aussi en faisant plus de sport, en mangeant plus de légumes et de protéines), au niveau de ma peau par contre je n'ai pas remarqué de gros changements. Par contre mon ventre se porte beaucoup mieux, il est plus plat et moins ballonné, je me porte globalement beaucoup mieux.